Québec

« Là où le fleuve se rétrécit »

Les Amérindiens avaient nommé cette région
« Kebec », un mot signifiant : 
« Là où le fleuve se rétrécit »

(Il y a 9 000 ans à 1533)

Les débuts de l'occupation humaine dans la région de Québec peuvent être retracés en remontant dans le temps jusqu'à il y a 9 000 ans environ, comme l'ont révélé de nombreux sites où des fouilles archéologiques ont pris place. Les premiers habitants de cette région auraient alors favorisé la Pointe de Lévy (à Lévis et en face de la ville de Québec de nos jours), en raison de son emplacement idéal sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Certains historiens pensent même que la Pointe de Lévy aurait pu être l'un des principaux centres de développement pour la population amérindienne qui était présente à l'origine des activités humaines au Québec.

Il y a 6 000 ans — Le réchauffement de notre planète à cette époque a complété la fonte des glaciers dans la région de Québec et créé ainsi un environnement local doté d'une végétation comparable à celle qui existe de nos jours.

Il y a 1 500 ans — Un grand nombre de nations et de tribus amérindiennes avaient développé des cultures très sophistiquées dans la partie nord-est de l'Amérique du Nord. Ces cultures étaient davantage centrées sur des traditions orales que sur des traditions écrites. Soutenus par la chasse et la pêche, les peuples amérindiens d'Amérique du Nord (aussi appelés de nos jours « Premières nations » au Québec et au Canada, de la même manière qu'ils sont aussi appelés de nos jours « Autochtones d'Amérique du Nord » ou « Native Americans » en anglais, aux États-Unis) occupaient un vaste territoire et étaient devenus des experts dans l'art de vivre dans les forêts, en subsistant grâce à la faune et aux plantes qui s'y trouvaient.

Il y a 1 000 ans — La culture du maïs a amené des changements importants dans la vallée du Saint-Laurent. Des villages amérindiens de plus grande importance ont surgi le long du fleuve Saint-Laurent. Mais ces villages changeaient d'emplacement après un certain temps, afin de ne pas surexploiter les sols fertiles d'une certaine région. La nécessité de protéger de tels villages amérindiens s'accrut aussi, de plus en plus, au fur et à mesure qu'ils devenaient moins mobiles. C'est d'ailleurs cette nécessité qui a favorisé l'apparition d'une palissade en bois autour de chacun de ces villages par la suite. Certaines nations et tribus amérindiennes étaient en guerre les unes contre les autres, de sorte que chaque village avait besoin de se protéger contre ses ennemis.

1300 — La région de Québec était appelée « Kebec » par les Amérindiens locaux, un mot qui signifiait « là où le fleuve se rétrécit » en référence au rétrécissement du fleuve Saint-Laurent dans cette région. Le village amérindien qui se trouvait dans la région de Québec était appelé « Stadaconé » (ou bien « Stadacona », de par son nom d'origine) et était habité par des Iroquois.

1500 — Entre 1300 et 1500, le village de Stadacona fut déplacé 12 fois dans l'ensemble de la région de Québec, afin de préserver la fertilité des sols et de ne pas les surexploiter.


En 1533 — De 500 à 800 Iroquois habitaient dans le village de Stadaconé, à cette époque-là. Ils vivaient dans de « longues huttes » de 25 à 30 mètres par 6 mètres (82 à 98 pieds par 20 pieds). Jusqu'à neuf familles se logeaient dans chacune de ces longues huttes, pour un total d'environ 40 Iroquois par longue hutte. La superficie couverte par le village de Stadaconé était de 5 000 mètres carrés (53 820 pieds carrés), ce qui correspond à peu près à la superficie d'un terrain de football de nos jours. Dans cette peinture qui représente l'explorateur français Jacques Cartier rencontrant les Iroquois du village de Stadaconé et leur chef Donnacona en 1535, vous pouvez voir clairement ces « longues huttes » ainsi que la haute palissade en bois entourant leur village. Cette haute palissade en bois pourrait d'une certaine manière être considérée comme un « ancêtre » indirect du Mur fortifié du Vieux-Québec. Car, dans cette même région de Québec, les Français allaient bientôt utiliser très couramment des matériaux en bois pour la construction de leurs premières habitations et de leurs premiers forts.
Crédit pour cette image : Site Web intitulé « Les éphémérides d'Alcide, 14 septembre ».
Source de cette image : lessignets.com/signetsdiane/calendrier/sept/14.htm