Québec

La Citadelle en forme d’étoile

La Citadelle en forme d'étoile
(une formidable forteresse de dernier recours)

(Au 21e siècle)

La Citadelle de Québec, en forme d'étoile ou de polygone, constitue une énorme section du Mur fortifié du Vieux-Québec à son coin sud-ouest et comprend 10 bâtiments intérieurs, dont deux bâtiments construits sous le Régime français. Couvrant une superficie de 40 acres (161 875 mètres carrés ou 1 742 407 pieds carrés), cette Citadelle est la plus grande fortification militaire en Amérique du Nord et elle constitue toujours de nos jours une fortification active. La Citadelle de Québec est formidablement perchée au sommet du Cap Diamant, où la hauteur des hautes falaises atteint jusqu'à 100 mètres (328 pieds), et elle se trouve dans le voisinage immédiat des plaines d'Abraham. Cette Citadelle de Québec a été commencée par les Français en 1750, transformée par les Britanniques en fortification temporaire en 1783, et puis érigée en tant que fortification permanente au début du 19e siècle, entre 1820 et 1831 (pour sa structure extérieure). Les travaux de construction reliés à ses bâtiments intérieurs ont été complétés en 1851.


Cette vue aérienne de la Citadelle de Québec constitue un bon moyen de se familiariser davantage avec sa structure en forme d'étoile ou de polygone, incluant quatre bastions majeurs faisant face aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur du Vieux-Québec. Dans l'ensemble, la Citadelle de Québec couvre une superficie de 40 acres et comprend 10 bâtiments intérieurs. C'est la plus grande fortification militaire en Amérique du Nord. Les hautes falaises que vous voyez de l'autre côté du fleuve Saint-Laurent, du côté opposé à la Citadelle de Québec, font partie de la rive sud de ce fleuve. Il s'agit du côté de la ville de Lévis, lequel se trouve opposé à la ville de Québec.
© 2009-2010 Tours Voir Québec.
Source de cette image : toursvoirquebec.com/en/old-quebec-tours/old-quebec-and-citadel

D'abord et avant tout, les Britanniques voulaient être en mesure d'utiliser la Citadelle permanente de Québec en tant que formidable forteresse de dernier recours pour se protéger contre : 

  • Une troisième guerre potentielle contre les Américains (semblable aux guerres de 1775 et 1812) ;
  • Une éventuelle tentative des Français visant à reprendre le Mur fortifié (tout comme en 1760) ;
  • Un soulèvement possible de la population française vivant à Québec.


Vous pouvez voir ici la complexité des travaux de terrassement et de maçonnerie qui ont formé les murs fortifiés (ou les « remparts ») de la Citadelle de Québec. Ces murs fortifiés ou remparts ont été construits à partir d'un type de pierre appelé « grès de Sillery », le grès étant une roche sédimentaire dure qui est formée de sable dont les grains sont unis par un ciment. Parce que ce type de pierre n'est plus disponible de nos jours, alors il faut trouver un type de pierre semblable pour remplacer les blocs de pierre endommagés.
© 1998 Parcs Canada / Brochure intitulée « Les fortifications de Québec » / Page 26 / Photo reproduite avec la permission de Parcs Canada.
Cette dernière raison explique pourquoi certains des bastions polygonaux de la Citadelle de Québec sont orientés vers le Vieux-Québec et non pas dans des directions opposées au Vieux-Québec, comme c'est le cas pour les autres bastions sur le côté ouest du Mur fortifié. Les Britanniques se sont sentis obligés de mettre au point une nouvelle stratégie de défense pour la ville de Québec, dans le cas où une attaque ennemie forcerait leurs troupes à battre en retraite et à attendre des renforts, ce qui comprenait une possible révolte de la population française habitant à Québec.

Après l'ajout de la Citadelle permanente, le Mur fortifié du Vieux-Québec a été appelé « Le Gibraltar de l'Amérique du Nord » par Charles Dickens. La conception de cette Citadelle de Québec est typique de la fin du 18e siècle et du début du 19e siècle, en comparaison avec les ouvrages de défense en Europe. Elle s'inspire des fortifications conçues par l'ingénieur militaire français Sébastien Le Prestre de Vauban au 17e siècle, sous le règne de Louis XIV en France, essentiellement en tant que polygone irrégulier à quatre côtés dont chaque angle constitue un bastion ou un demi-bastion en lui-même.

Le côté sud de la Citadelle de Québec était protégé par des obstacles naturels : les hautes falaises du Cap Diamant et le fleuve Saint-Laurent. Ses côtés ouest, nord et est étaient défendus quant à eux par ses quatre bastions majeurs, lesquels étaient munis de canons et / ou d'artillerie lourde utilisable(s) pour défendre à la fois le fleuve et les territoires qui se trouvaient plus à l'intérieur des terres.


Sur son côté sud, juste au sommet des hautes falaises du Cap Diamant qui atteignent jusqu'à 100 mètres (328 pieds) de hauteur, la Citadelle de Québec domine le fleuve Saint-Laurent. Aucun navire ne pouvait accéder à la région des Grands Lacs ou à l'océan Atlantique depuis le fleuve Saint-Laurent sans passer sous l'œil vigilant des forces armées de la Citadelle, « là où le fleuve se rétrécit ».
© 2006 Photo par Jacques Beardsell / Reproduite avec la permission de ce photographe.

De nos jours, la Citadelle de Québec abrite le quartier général du Royal 22e Régiment, l'unique régiment d'infanterie francophone au sein de la Force régulière des Forces armées canadiennes. Cette Citadelle de Québec constitue toujours une base militaire active. Elle abrite également une résidence officielle pour le gouverneur général du Canada ainsi qu'un musée dédié au Royal 22e Régiment. La Citadelle de Québec en elle-même est reconnue comme Lieu historique national du Canada depuis 1980. En compagnie du reste du Mur fortifié du Vieux-Québec et de l'ensemble du Vieux-Québec, elle forme « l'arrondissement historique de Québec » qui a été déclaré « un Site du patrimoine mondial » par l'UNESCO en 1985.