Québec

Glossaire

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Amérindien:
Indien d'Amérique. Plus particulièrement : Indien de l'Amérique du Nord. Comme dans : les peuples amérindiens. Ou encore : les tribus, les nations ou même les confédérations amérindiennes. Il est à noter que ce terme relatif aux peuples autochtones de l'Amérique du Nord ne comprend pas les Inuits. Au Québec et au Canada, les Amérindiens sont aussi appelés de nos jours les « Premières nations ». De la même manière qu'ils sont aussi appelés de nos jours les « Autochtones d'Amérique du Nord » (ou « Native Americans » en anglais) aux États-Unis. La principale raison pour laquelle le terme « Amérindien » est privilégié dans cette présentation, c'est parce qu'il est reconnu aussi bien au Québec et au Canada qu'aux États-Unis.
Bastion : 
Partie avancée ou saillante d'une fortification, pointant vers l'ennemi. Ou encore : un ouvrage de fortification faisant saillie sur l'enceinte d'une place forte. Et aussi : l'élément principal d'une fortification classique, habituellement fait de terre à l'intérieur de sa structure et de maçonnerie à l'extérieur de sa structure, présentant une forme pentagonale (ou encore la forme d'un polygone avec cinq côtés et cinq angles). Pour ce qui est d'un « demi-bastion », c'est environ la moitié d'un bastion.
Citadelle :
Une forteresse ou une place forte qui domine une ville et qui la défend, habituellement construite sur un terrain élevé pour favoriser la protection de cette ville. Et aussi : une position stratégique considérée comme inattaquable et imprenable, comme idéale pour s'y réfugier parce qu'elle offre une formidable protection de dernier recours. Dans le cas particulier de notre présentation, ces deux définitions s'appliquent pleinement pour la Citadelle permanente de Québec.
Embrasure :
Une ouverture, généralement avec des côtés évasés vers l'extérieur, pratiquée dans un mur épais, un parapet ou un ouvrage défensif qui fait partie d'une fortification, grâce à laquelle un mousquet, un fusil, un canon ou une pièce d'artillerie pouvait faire feu sur l'ennemi alors que tout soldat ou artilleur qui l'actionnait était considérablement protégé.
Fort :
Un poste permanent de l'armée utilisé pour fortifier, renforcer, défendre et sécuriser une place ou une position stratégique (comme une ville ou un lieu stratégique). Étant habituellement occupé seulement par des soldats et entouré de fortifications (d'ouvrages défensifs tels que des fossés, des remparts et des parapets).
Forteresse :
Un lieu fortifié ou une place forte à caractère militaire visant à fortifier, renforcer, défendre et sécuriser une place ou une position stratégique de première importance (comme une ville de premier plan ou un territoire clé). Et aussi : une fortification de grande envergure et de nature permanente, comprenant parfois une ville et digne d'une importante garnison. Dans le cas particulier de notre présentation, nous parlons de la région de Québec comme d'une « forteresse naturelle » parce que son emplacement unique en son genre le long du fleuve Saint-Laurent « là où le fleuve se rétrécit » de même que les hautes falaises au sommet desquelles était perchée la Haute-Ville de ce qui est aujourd'hui le Vieux-Québec… en faisaient exactement cela. Cette région constituait en effet « une forteresse naturelle » bien avant que le Mur fortifié du Vieux-Québec ne soit construit au sommet des hautes falaises de la ville de Québec.
Fortification :
Un ouvrage défensif qui est érigé pour fortifier, renforcer, défendre et sécuriser une place ou une position stratégique (comme une ville ou un lieu stratégique). Le but essentiel d'une fortification, militairement parlant, c'est d'être capable d'attendre des renforts tout en étant protégé.
Fossé : 
Un trou creusé en long dans le sol pouvant être surbaissé ou creusé à la manière d'une tranchée et se trouvant en face d'un rempart, en tant qu'élément d'une fortification classique. Une partie de ce trou creusé en long dans le sol était suffisamment enfoncée pour représenter un obstacle supplémentaire dans la marche d'un ennemi qui avançait.
Intercolonial :
Quelque chose qui existe ou qui est réalisé à partir de relations entre diverses colonies. Dans le contexte des « Guerres intercoloniales », ce terme signifie donc : des guerres ayant existé ou ayant été réalisées entre la Nouvelle-France comme colonie de la France et les colonies britanniques d'Amérique du Nord comme colonies de la Grande-Bretagne, au cours des années 1689 à 1760. En tout et partout, il y a eu quatre Guerres intercoloniales. Aux États-Unis, ces mêmes guerres ont été connues jadis et sont toujours connues de nos jours sous le nom de « Guerres françaises et indiennes » (ou « French and Indian Wars » en anglais).
Mur :
Une structure haute et épaisse faite de maçonnerie et formant un long rempart ou une enceinte, utilisée principalement à des fins défensives et agissant à la manière d'une barrière protectrice. Elle peut servir à enclore (à entourer comme une clôture continue).
Mur fortifié (du Vieux-Québec) :
Dans le contexte de cette présentation particulière sur le « Mur fortifié du Vieux-Québec », les termes « mur » et « fortification » sont combinés de manière spécifique. Dans cette perspective, nous pouvons dire que le Mur fortifié du Vieux-Québec, en tant que « mur », c'est : « Une structure haute et épaisse faite de maçonnerie et formant un long rempart ou une enceinte, utilisée principalement à des fins défensives et agissant à la manière d'une barrière protectrice qui enclot ce qui constitue de nos jours la Haute-Ville du Vieux-Québec. » Nous pouvons aussi dire que le Mur fortifié du Vieux-Québec, en tant que « fortification », c'est : « Un ouvrage défensif qui a été érigé pour fortifier, renforcer, défendre et sécuriser une place ou une position stratégique (la ville de Québec ainsi que sa position stratégique d'une importance cruciale, tant dans la partie est du Canada que dans la partie nord-est de l'Amérique du Nord). » Et aussi, il faut savoir reconnaître que « le but essentiel de cette fortification, militairement parlant, c'était d'être capable d'attendre des renforts tout en étant protégé ». Ce qui fut réalisé avec succès aussi bien en 1760 qu'en 1775-76. Nous pouvons enfin ajouter cette nuance fondamentale que nous parlons du « Mur fortifié du Vieux-Québec » et non pas des « murs fortifiés du Vieux-Québec », de la même manière qu'on dit la « Grande muraille de Chine » et non pas les « grands murs de Chine ». Ces énormes structures ont toutes deux été construites par sections au cours d'une longue période de temps et non pas « construites en trois jours ». En fait, le Mur fortifié du Vieux-Québec a été construit sur une période de plus de 400 ans et peut donc être conçu comme une série de « murs fortifiés » ou de « remparts » formant tous ensemble (une fois reliés à leurs différentes portes, à la terrasse Dufferin et à la Citadelle) ce « Mur fortifié du Vieux-Québec » en tant que « tout » ou « totalité » dont nous parlons dans cette présentation.
Ouvrage extérieur :
Tout ouvrage défensif situé à l'extérieur d'un rempart, au-delà du fossé. Ou encore : une position défensive d'importance mineure construite à l'extérieur d'une zone fortifiée. Et aussi : un ouvrage de fortification situé à l'extérieur d'un rempart.
Parapet : 
La partie supérieure d'un ouvrage défensif ou d'un rempart, constituant un élément d'une fortification classique. Habituellement faite en terre ou en pierre pour protéger les artilleurs aussi bien que les soldats des tirs, des boulets de canon ou des batteries de l'ennemi.
Porte : 
Une ouverture spécialement aménagée dans un mur fortifié ou un rempart pour permettre le passage. Et aussi : un moyen de contrôler l'entrée ou la sortie à travers le mur ou l'enceinte d'une ville fortifiée, comprenant le plus souvent des structures défensives (telles que des tours et des parapets, par exemple).
Rempart :
Une forte muraille (ou étendue de murs épais et assez élevés qui présente une surface verticale abrupte et escarpée) formant une barrière protectrice ou une enceinte défensive pour une ville fortifiée ou une forteresse. Et aussi : un long et large mur élevé à la manière d'une ligne de fortification, habituellement fait de pierres (de fragments de roches), de terre ou de débris et impliquant une masse de terre ou de pierres sur sa partie supérieure (sur son parapet) pour protéger les artilleurs aussi bien que les soldats des tirs, des boulets de canon ou des batteries de l'ennemi.