Québec

Plus d’améliorations et la Citadelle


Deux Guerres britanno-américaines
(en 1775 et 1812) conduisent
à plus d'améliorations et à la Citadelle

(1761 à 1831)

Les Guerres intercoloniales entre les Britanniques et les Français ont pris fin. Au cours des 14 premières années du Régime britannique dans la ville de Québec, la Grande-Bretagne limite la quantité d'argent dépensé pour le système de défense de Québec et son Mur fortifié. Malgré d'innombrables propositions par les ingénieurs locaux visant à construire une Citadelle permanente sur les hauteurs du Cap Diamant, peu de choses sont faites pour améliorer le Mur fortifié du Vieux-Québec jusqu'à ce que des troupes provenant des colonies américaines en rébellion contre la Grande-Bretagne attaquent la ville de Québec et son Mur fortifié en 1775.

1763 — La signature du traité de Paris marque la fin de la Guerre de Sept Ans en Europe. Ce traité marque également la fin officielle de la quatrième Guerre intercoloniale tout en redessinant radicalement la carte de l'Amérique du Nord.

1768 — L'aile nord du Château Saint-Louis et la terrasse en face du Château Saint-Louis donnant sur le fleuve Saint-Laurent ont été lourdement endommagées à la fin de la quatrième Guerre intercoloniale, en 1759-1760, à tel point qu'elles ont dû être démolies à cette époque. C'est pourquoi les autorités britanniques restaurent le Château Saint-Louis entre 1765 et 1768. En fait, le Château Saint-Louis va demeurer un symbole important du pouvoir politique sous le Régime britannique, parce qu'il représente pour les Britanniques comme pour les Français avant eux un prestige de grande valeur qu'ils veulent préserver et améliorer.

1774 — Le Parlement britannique à Londres adopte l'Acte de Québec. En vertu de cet Acte, les lois civiles françaises sont rétablies au Québec tandis que les droits religieux (le libre exercice de la religion catholique) et les droits de propriété des Canadiens français sont reconnus. Leur droit d'occuper des fonctions publiques est également confirmé. Il faut comprendre ici que, peu de temps après avoir adopté cet Acte de Québec, les Britanniques auront besoin du soutien loyal de la population française de Québec pour faire face aux Américains et que de telles concessions leur seront alors d'un grand secours pour obtenir ce genre de soutien.

1775 — Le Mur fortifié du Vieux-Québec est confronté à sa cinquième grande épreuve, pendant la Guerre d'Indépendance américaine et la première Guerre britanno-américaine. Les relations entre les colons américains et les Britanniques se détériorent tellement au cours de cette année que les révolutionnaires américains cherchent à libérer toute l'Amérique du Nord de la domination britannique.

1775 — Sous le commandement des généraux Benedict Arnold et Richard Montgomery, des troupes américaines arrivent à Québec au début de décembre avec la ferme intention de prendre cette ville et son Mur fortifié. Les révolutionnaires américains veulent ainsi empêcher les Britanniques de déployer des renforts pour combattre les 13 colonies américaines se trouvant au sud du Canada. C'est au sud-ouest de la ville de Québec qu'Arnold rejoint Montgomery, lequel a déjà conquis la ville de Montréal au mois de novembre.

1775 — Ces deux généraux américains et leurs troupes assiègent Québec durant presque tout le mois de décembre. Le 31 décembre, ils lancent une attaque majeure contre la ville de Québec et son Mur fortifié en pleine tempête de neige. Une fois de plus, la rigueur du climat dans la région de Québec pendant l'hiver se révélera un redoutable adversaire. Quant à cette attaque majeure du 31 décembre 1775, elle constituera somme toute la bataille clé de la première Guerre britanno-américaine et le Mur fortifié du Vieux-Québec y jouera un rôle très important.

1775 — En ce 31 décembre, le général Montgomery lance une attaque du côté du Cap Diamant au cours de laquelle il perd la vie. Sa mort pousse ses hommes à paniquer et à battre en retraite. Le général Arnold, quant à lui, lance une attaque près de la rue Sous-le-Cap, à la barricade de Sault-au-Matelot, de l'autre côté de la ville de Québec, dans la Basse-Ville du Vieux-Québec. Il réussit avec ses hommes à s'emparer de plusieurs barricades, mais une de ses jambes est atteinte par un tir parmi les tirs soutenus en provenance du Mur fortifié du Vieux-Québec. En fin de compte, tous les soldats américains doivent battre en retraite après plusieurs heures de combats acharnés et les Britanniques gagnent cette bataille clé.

1775 — À la suite des concessions qui lui ont été faites un an auparavant en vertu de l'Acte de Québec, la population française de la ville de Québec choisit de rester loyale aux Britanniques et de les aider à vaincre les Américains. Par contre, si elle s'était rebellée contre les Britanniques à ce moment-là et qu'elle avait aidé les Américains, il est fort possible que les Américains auraient pu gagner la bataille clé du 31 décembre 1775, puis être proclamés victorieux à la fin de leur long siège de la ville de Québec et de son Mur fortifié. Les Britanniques auraient alors dû combattre à la fois les Québécois francophones se trouvant à l'intérieur du Mur fortifié du Vieux-Québec et les Américains se trouvant à l'extérieur de ce Mur fortifié, sans compter en plus l'aide française que les Américains auraient obtenue aussi bien pour la bataille livrée par le général Montgomery du côté du Cap Diamant que pour les combats de rue menés par le général Arnold dans la Basse-Ville du Vieux-Québec.

1776 — Le siège de la ville de Québec et de son Mur fortifié par les Américains va durer quelques mois de plus encore, mais sans aucun gain significatif. Grâce en grande partie au Mur fortifié conçu par Chaussegros de Léry, à l'endroit duquel le général Montcalm et ses officiers ont montré si peu de confiance en 1759, les Britanniques ainsi que les miliciens canadiens-français et canadiens-anglais combattant avec eux vont être capables de résister à leurs ennemis pendant cinq longs mois d'hiver, à partir du début de décembre 1775 et au cours des quatre premiers mois de 1776.

1776 — Le 6 mai, les Britanniques reçoivent des renforts majeurs (environ 9 000 hommes) et forcent ainsi les assiégeants américains à battre en retraite pour de bon. Ce qui marque la fin de cette poussée militaire américaine contre la ville de Québec et son Mur fortifié. Par la suite, les Britanniques vont se préparer au pire et construire une Citadelle temporaire, entre 1778 et 1783. Puis, cette Citadelle temporaire sera finalement remplacée par une Citadelle permanente, entre 1820 et 1831. Le Mur fortifié du Vieux-Québec, après avoir été renforcé d'aussi considérable façon, deviendra alors reconnu mondialement comme « Le Gibraltar de l'Amérique du Nord ».

1776 — Peu de temps après la fin de ce siège américain de la ville de Québec et de son Mur fortifié, la France prend le parti des révolutionnaires américains pendant la Guerre d'Indépendance américaine, ce qui rend les autorités britanniques de Québec encore plus craintives. Parce que leur ancien ennemi (la France) et leur nouvel ennemi (les révolutionnaires américains) sont maintenant alliés.

1778 — Les autorités britanniques font reconstruire la terrasse qui se trouve en face du Château Saint-Louis et qui donne sur le fleuve Saint-Laurent. à la fin de la quatrième Guerre intercoloniale (en 1759-1760), cette terrasse a été lourdement endommagée et a dû être démolie. Il aura donc fallu presque 20 ans avant qu'elle ne soit reconstruite.

1778 — Le gouverneur britannique Frederick Haldimand confie à l'ingénieur William Twiss la tâche de construire une Citadelle temporaire, afin d'améliorer le système de défense de Québec et son Mur fortifié. Le mot « temporaire » est utilisé dans ce cas précis à cause des matériaux en bois et en terre à partir desquels cette version de la Citadelle est construite, contrairement aux matériaux en terre et en maçonnerie qui vont plus tard être utilisés pour la construction de la Citadelle « permanente », entre 1820 et 1831. Il faut toutefois noter que cette Citadelle temporaire va occuper après 1783 à peu près le même espace que la Citadelle permanente après 1831. En tout et partout, cinq années seront donc nécessaires (de 1778 à 1783) pour compléter la construction de cette Citadelle temporaire.

1783 — La construction de la Citadelle temporaire est achevée. Ce qui marque la fin de l'époque où le Fort Saint-Louis et le Mur fortifié précédant l'ajout d'une Citadelle temporaire ont été utilisés en tant que forteresse défensive de dernier recours.


Cette peinture datant de 1784 vous montre la Citadelle temporaire au sommet des hautes falaises du Cap Diamant, après que sa construction ait été terminée en 1783. Cette version de la Citadelle a déjà la forme d'une étoile ou d'un polygone. Et elle occupe à cette époque à peu près le même espace que la Citadelle permanente va occuper après 1831.
Crédit pour cette image : Bibliothèque et Archives Canada / Numéro d'accès 1989-217-3 / Numéro de référence pour reproduction C-001514 / Aquarelle par James Peachey datée du 29 octobre 1784 / Peinture intitulée « Vue de la Citadelle de Québec ».

1783 — Les Américains obtiennent officiellement leur indépendance de la Grande-Bretagne, avec la signature du traité de Versailles en Europe. Ce traité met fin à la Guerre britanno-américaine et les 13 colonies américaines deviennent alors reconnues par le monde entier comme « les États-Unis d'Amérique ». De plus, ce traité établit de nouvelles limites territoriales entre les États-Unis et ce qui est à ce moment-là le Canada britannique.

1787 — Estimant que le Château Saint-Louis est trop exigu pour les besoins des services administratifs et trop petit pour recevoir les représentants de la monarchie britannique, le gouverneur Frederick Haldimand ordonne la construction d'une nouvelle résidence officielle. Le Château Haldimand est construit entre 1784 et 1787, à l'arrière du Château Saint-Louis. Par la suite, il sera utilisé pour des bals et des réceptions officielles du gouvernement.

1789 — En tenant compte du double contexte de la Révolution française et des conflits frontaliers qui se multiplient avec les Américains, l'ingénieur Gother Mann propose de nouveaux et importants ajouts au système de défense de Québec et plus particulièrement à son Mur fortifié. Il décide alors que la plus grande priorité en ce sens doit être l'achèvement de l'enceinte du Mur fortifié qui entoure la Haute-Ville du Vieux-Québec, aussi bien sur son côté nord-est que sur son côté sud entre le Château Saint-Louis et la Citadelle temporaire. Mann juge également nécessaire de réparer les remparts construits par Chaussegros de Léry sur le côté ouest du Mur fortifié et d'ajouter des ouvrages extérieurs à ces remparts du côté ouest. Enfin, Mann planifie la construction d'une Citadelle permanente afin de consolider la Citadelle temporaire et pour qu'elle puisse être utilisée à l'avenir en tant que formidable forteresse de dernier recours dans le cas d'une attaque majeure contre la ville de Québec et son Mur fortifié.

1790 — Dans le cadre du plan d'ensemble de Gother Mann, au cours de cette année :

  • La porte de Hope est construite et durera jusqu'en 1823, quand elle sera restaurée. Alors que le Régime français a eu un total de trois portes formant des sections du Mur fortifié du Vieux-Québec (soit la porte du Palais, la porte Saint-Louis et la porte Saint-Jean), le Régime britannique aura à un moment ou à un autre jusqu'à huit portes différentes qui formeront des sections du Mur fortifié du Vieux-Québec.
  • La porte du Palais, d'abord construite en 1691 puis restaurée en 1720, est restaurée de nouveau. Cette structure restaurée dans la Côte du Palais durera jusqu'en 1823, quand elle sera reconstruite.

1791 — Dans le cadre du plan d'ensemble de Gother Mann, au cours de cette année : 

  • La porte Saint-Louis, d'abord construite en 1693 puis restaurée en 1720, est démolie et reconstruite. La structure reconstruite de cette porte durera jusqu'en 1823, quand elle sera remplacée de nouveau.
  • La porte Saint-Jean, d'abord construite en 1693 puis reconstruite en 1720, est restaurée. La structure restaurée de cette porte durera jusqu'en 1823, quand elle sera remplacée de nouveau.

1791 — Le Parlement britannique à Londres adopte l'Acte constitutionnel. En vertu de cet Acte, le Canada est divisé en deux provinces, l'une anglaise et l'autre française. Le Haut-Canada (l'Ontario) constitue la province anglaise tandis que le Bas-Canada (le Québec) constitue la province française à cette époque. Chacune de ces provinces a une Assemblée législative dont les membres sont élus. Et cet Acte constitutionnel entre en vigueur le 26 décembre 1791.

1797 — Dans le cadre du plan d'ensemble de Gother Mann, la porte Prescott est construite par le gouverneur en chef Robert Prescott et désignée par son nom de famille. Elle est construite dans la Côte de la Montagne afin de mieux contrôler l'accès à la Haute-Ville du Vieux-Québec depuis la Basse-Ville du Vieux-Québec.

1811 — Alors que les Guerres napoléoniennes font rage en Europe, Sir James Henry Craig, le gouverneur général du Canada de 1807 à 1812, décide que le Château Saint-Louis va demeurer la résidence principale du gouverneur général du Canada. C'est pourquoi il fait rénover et redécorer le Château Saint-Louis dans un style néoclassique, entre 1808 et 1811. Il fait ajouter un étage et le fait aussi agrandir vers l'avant. L'architecture du Château Saint-Louis adopte un style palladien (d'après le nom de l'architecte italien Andrea Palladio) qui est très populaire en Angleterre à cette époque. Par exemple, le Château Saint-Louis est muni de pignons triangulaires qui sont décorés avec des « oculi » (des ouvertures en forme d'œil), d'un porche avec des rangées de colonnes et de fenêtres palladiennes. L'entrée principale du bâtiment est améliorée avec une grande et belle fenêtre au-dessus de ses portes. Et aussi, ce qui n'est pas sans rappeler les grands domaines anglais de l'époque, de nombreux bâtiments secondaires sont construits dans sa cour, afin d'ajouter au confort du gouverneur général du Canada. Ces dépendances comprennent une boulangerie, une cuisine, une blanchisserie, une serre, une glacière, des écuries et des remises.


Voici ce à quoi ressemble le Château Saint-Louis après 1811, tel que vu depuis son côté nord, soit le côté qui ne fait pas face au fleuve Saint-Laurent. Cette illustration vous montre le Château Saint-Louis après qu'il ait été rénové et redécoré dans un style néoclassique, entre 1808 et 1811. Notez, entre autres, l'étage qui a été ajouté.
Crédit pour cette image : Bibliothèque et Archives Canada / Numéro de référence pour reproduction C-6305 / Illustration tirée de « Canadian Illustrated News », le 26 février 1881 / Intitulée « Québec — Le Château Saint-Louis — (1620-1834) » (ou « Québec — The Château St. Louis — (1620-1834) » en anglais).
Source de cette image : ameriquefrancaise.org/fr/recherche.html?recherche=Chateau+Saint-Louis&envoyer_recherche=&filtre-image=on

1812 — Le 18 juin, à l'apogée des Guerres napoléoniennes en Europe, les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne et attaquent le Canada, ce qui marque le début de la deuxième Guerre britanno-américaine. La plupart des combats ont lieu dans la région des Grands Lacs, laquelle constitue la région la plus disputée entre ces deux belligérants. Les frontières entre ces deux pays posent aussi de sérieux problèmes. Quant au Mur fortifié du Vieux-Québec, il n'est pas mis à l'épreuve au cours de ce conflit. Toutefois, s'il l'avait été, il aurait été à la hauteur des attentes à son endroit après avoir été considérablement amélioré suite à la première Guerre britanno-américaine de 1775.

1814 — L'avance américaine est arrêtée. Puis cette année voit la fin officielle de la deuxième Guerre britanno-américaine, avec la signature du traité de Gand, en Europe, le 24 décembre. La paix est ainsi rétablie en Amérique du Nord, mais les autorités britanniques ne veulent pas prendre de risques. C'est pourquoi elles vont planifier un nouveau système de défense pour la ville de Québec et son Mur fortifié, avec une Citadelle permanente comme pierre angulaire.

1815 — En Europe, les Guerres napoléoniennes ont pris fin après s'être révélées extrêmement coûteuses pour la Grande-Bretagne. Cependant, le lucratif commerce du bois entre le Canada et la Grande-Bretagne nécessite la protection de la ville de Québec, le principal port du Canada vers l'Europe. C'est pour cette raison, précisément, que la Grande-Bretagne accepte d'assumer le coût élevé qu'implique la construction d'une Citadelle permanente en tant que formidable forteresse de dernier recours pour la ville de Québec et aussi en tant que section importante de son Mur fortifié.

1820 — La Citadelle permanente doit être intégrée au Mur fortifié existant. Cette nouvelle forteresse doit servir à la fois comme maillon important de la chaîne existante qui est faite de remparts renforcés et comme structure capable de suffire par elle-même en tant qu'ultime refuge dans le cas d'une attaque majeure contre la ville de Québec et son Mur fortifié. Elle n'est pas destinée à constituer l'élément central du système de défense de la ville de Québec. Elle est plutôt conçue de manière à remplir surtout un rôle de soutien, tout en servant en même temps de pierre angulaire pour ce système de défense.

1820 — Un siècle après le plan d'ensemble de l'ingénieur français Chaussegros de Léry incluant une Citadelle et environ 30 ans après le plan d'ensemble de l'ingénieur britannique Gother Mann incluant une Citadelle permanente, la construction de la Citadelle permanente débute en mai. L'ingénieur Elias Walker Durnford se voit confier la responsabilité de cet immense projet, lequel se poursuivra jusqu'en 1831 pour la structure extérieure de la Citadelle permanente et jusqu'en 1851 pour ses bâtiments intérieurs. En fait, la forteresse sur laquelle Durnford commence à travailler au cours de cette année constitue la toute dernière amélioration parmi la série d'améliorations proposées par Mann.

1820 — Les travaux de terrassement et de maçonnerie effectués pour la Citadelle permanente lui font prendre la forme d'une étoile (ou la forme d'un polygone), à la manière d'un pentagone irrégulier, avec des bastions, des demi-bastions et des courtines (une courtine constituant un mur de défense qui relie deux bastions) faisant face aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur du Vieux-Québec. Cette structure est également renforcée avec des ouvrages extérieurs, des ravelins (un ravelin constituant un ouvrage de forme triangulaire situé devant la courtine) et des contre-gardes construits en face du mur ou du rempart principal. L'intérieur de la Citadelle permanente est conçu de manière à pouvoir résister à un long siège et à devenir une redoute pour le Mur fortifié dans son ensemble. Les soldats de la garnison britannique assument la plus grande partie de tous ces travaux de construction.


Les plans pour la Citadelle permanente en 1820 définissent clairement sa structure projetée en forme d'étoile (ou en forme de polygone), à la manière d'un pentagone irrégulier, telle qu'elle est encore visible aujourd'hui. La construction de sa structure extérieure sera achevée en 1831 tandis que la construction de ses bâtiments intérieurs sera terminée en 1851. Vous pouvez voir ici que cette Citadelle permanente est conçue de façon à dominer ses alentours, soit le Vieux-Québec et le fleuve Saint-Laurent.
Crédit pour cette image : Photo par Alain Montambault / Photo sélectionnée pour Google Earth / ID 15975998 / Intitulée « Vue aérienne de la Citadelle de Québec » (ou « Aerial view of Québec City's Citadel » en anglais).
Source de cette image : panoramio.com/photo/15975998

1823 — Dans le cadre d'un effort majeur par les Britanniques pour améliorer le Mur fortifié du Vieux-Québec, au cours de cette année : 

  • La porte de Hope, d'abord construite en 1790, est restaurée. La structure restaurée de cette porte durera jusqu'en 1840.
  • La porte du Palais, d'abord construite en 1691, puis restaurée à deux reprises, en 1720 et en 1790, est démolie et reconstruite. La structure reconstruite de cette porte dans la Côte du Palais durera jusqu'en 1864.
  • La porte Saint-Louis, d'abord construite en 1693, puis restaurée en 1720 ainsi que démolie et reconstruite en 1791, est remplacée. La structure remplaçant cette porte durera jusqu'en 1871.
  • La porte Saint-Jean, d'abord construite en 1693, puis reconstruite en 1720 et restaurée en 1791, est remplacée de nouveau. La structure remplaçant cette porte durera jusqu'en 1865.
  • La porte Prescott, d'abord construite en 1797, est modifiée et fortifiée. La structure modifiée et fortifiée de cette porte durera jusqu'en 1871.

1827 — Dans le cadre de la construction de la Citadelle permanente commencée en 1820, la porte Dalhousie est construite par les Britanniques en tant qu'entrée principale de cette Citadelle permanente. La structure d'origine de la porte Dalhousie survit encore de nos jours, à peu près telle qu'elle a été construite en 1827, avec le même genre d'ouverture étroite que toutes les autres portes du Mur fortifié construites à des fins de défense stratégique.


Cette peinture datant de 1829 environ vous montre la porte Dalhousie en tant qu'entrée principale de la Citadelle permanente. Vous pouvez ici la voir peu de temps après que sa construction ait été terminée, en 1827.
Crédit pour cette image : Musée national des beaux-arts du Québec / Numéro d'accès 1953.70 / Collection permanente / Réserve 2, V.26 / Aquarelle sur papier par James Pattison Cockburn, datée de 1829 environ / Intitulée « La porte Dalhousie, Québec » / Reproduite avec la permission du Musée national des beaux-arts du Québec.

1831 — Cette année marque la fin de la construction de la structure extérieure de la Citadelle permanente, en forme d'étoile (ou en forme de polygone). La construction de ses bâtiments intérieurs ne sera pas terminée avant 1851.